mercredi 1 octobre 2008

Article de Pascal Salin dans les Echos

n article intéressant de Pascal Salin passe aujourd’hui dans les Echos et il est heureusement disponible en ligne. Il traite de la crise financière actuelle et des responsabilités de l’état américain dans sa genèse. On peut regretter qu’il ne parle pas de la situation actuelle et de la démarche préférable, on peut aussi se demander si il n’y a pas la gêne de certains libertariens qui demandent une non intervention totale mais savent qu’elle est impossible.

Sur les symptômes de la crise, le blog de Vincent Bénard, Objectif liberté, vaut également le détour, même si je ne suis pas vraiment sur la même ligne pour le sauvetage des banques.

Enfin, un article de The Economist avec lequel je suis d’accord dans ses grandes lignes et qui explique pourquoi le plan Paulson, pas encore enterré, est une bonne chose.

Morceaux choisis de l’article de Pascal Salin:

La crise financière actuelle est l’occasion pour beaucoup de commentateurs de chanter le refrain habituel sur l’instabilité chronique du capitalisme et sur la nécessité d’un renforcement de la réglementation des marchés que l’on appelle d’ailleurs, de manière erronée, une régulation des marchés financiers. [..] C’est pourtant une leçon toute différente que l’on devrait tirer de la crise actuelle, à savoir que la meilleure régulation passe par le libre fonctionnement des marchés et non par leur réglementation.

Pendant toute la période de bas taux d’intérêt et de crédit facile, le monde a été submergé de liquidités. Afin de profiter de cette magnifique occasion de profits faciles, les établissements financiers ont accordé des crédits à des emprunteurs de moins en moins fiables, comme l’a montré la crise des « subprimes ». Lorsque l’on est revenu à des taux d’intérêt plus normaux, les excès du passé sont apparus au grand jour. C’est l’éclatement de la « bulle financière »

A notre époque, on a cru possible de fonder le développement économique sur le crédit et non pas sur les fonds propres. Par ailleurs, une grande partie du crédit provient d’une création ex nihilo, à savoir la politique monétaire expansionniste, et non d’une épargne volontaire. Simultanément, le dépérissement du capitalisme - résultant lui-même bien souvent de l’interventionnisme étatique - a fait en sorte que les grandes banques ne sont plus dirigées par des capitalistes, propriétaires du capital, mais par des managers qui, ne supportant pas eux-mêmes les risques de l’actionnaire, sont tentés de maximiser les profits à court terme.

Certes, on peut reprocher aux établissements financiers de n’avoir pas été plus prudents. Cela résulte des structures institutionnelles de notre époque que nous avons rappelées. Mais cela reflète aussi le fait que l’information ne peut jamais être parfaite : un système capitaliste n’est pas parfaitement stable, mais il est plus stable qu’un système centralisé et étatique. C’est pourquoi, au lieu de stigmatiser une prétendue instabilité du capitalisme financier, on devrait stigmatiser l’extraordinaire imperfection de la politique monétaire.

4 commentaires:

Filibert a dit…

Encore une fois, un article très intéressant de Salin, mais très abstrait.
Que faire aujourd'hui ? Dans l'absolu, comment l'Etat doit-il réagir pour les banques "too big to fall" ?

Apollon a dit…

Le lien ne marche pas :|

Lexington a dit…

Corrigé

Anonyme a dit…

Salin, c'est le grand n'importe quoi. Certes, la politique monétaire était trop laxiste, mais ce ne sont tout de même pas les banques centrales qui ont titrisé les hypothèques, évalué cela comme des blaireaux et encaissé des boni colossaux avant de couler le système!

Décidément, on trouvera tjs des révisionnistes ultra-libéraux pour venir défendre la liberté et la dérégulation envers et contre tout, comme des gauchos qui défendent l'égalité et l'Etat envers et contre tout ...