mercredi 3 décembre 2008

Réformes à l'italienne

Longtemps farouches tenants de l'exception culturelle qu'était l'incurie de l'administration publique, les italiens semblent avoir laissés ce monopole à la France. Quand Super Sarko croit encore que l'absence de réformes de fond et la dépense irresponsable peut tenir lieu de guide, nos voisins transalpins ont pris les choses en main et mené tambour battant des réformes de fond. Des réformes menées aussi bien par la gauche que par la droite, voire plus par la première d'ailleurs

  • Suppression du statut de fonctionnaire par le ministre de gauche Franco Bassanini. Cela couplé avec l'introduction de la rémunération au mérite, une décentralisation poussée et une simplification administrative. Résultat? Des documents administratifs passés de 38 à 5,6 millions par an, le délai pour ouvrir une activité passée de 3 ans à 3 mois. Un meilleur service du client de l'administration et une gestion plus responsable des salariés de l'Etat, qui passent très largement sous un contrat de droit privé.
  • Renato Brunetta, ministre du gouvernement Berlusconi depuis 2008 en charge de l'administration publique a continué les réformes choc. Rappelant la vocation "sociale" de la réforme de l'Etat (« Les riches peuvent s'offrir des services privés, ce sont les pauvres qui ont besoin d'écoles publiques ou d'hôpitaux efficaces »), il a pris à bras le corps le problème de l'absentéisme structurel dans les administrations; là encore, résultats spectaculaires, en 4 mois, baisse de 37% de l'absentéisme!
  • Enfin, la semaine dernière, une décision symbolique à saluer : un nouveau directeur pour la Réunion des musées nationaux transalpine, qui est, Horreur, un ancien de ... Mac Donald's, bien décidé à aider l'Etat à mieux mettre en valeur son extraordinaire patrimoine culturel. Une décision saluée par le critique d'art le plus célèbre du pays, qui a qualifié le choix de "très positif".
Des décisions dans un pays proche de nous, à la culture pas si éloignée et donc il serait bon de s'inspirer. Mais alors que Nicolas Sarkozy s'enferme dans la non-solution d'un plan de relance, on a du mal qui à gauche serait susceptible de porter cela...

Dans le champ culturel, je salue également la chronique de Guillaume Vuillemey de l'Institut Economique Molinari sur le site du Monde. A découvrir

1 commentaire:

Filibert a dit…

Merci pour ces infos et liens !